ITALIE : Monterosa

 

Second sommet des Alpes après le Mont Blanc, le Mont Rose ne tire pas son nom de sa couleur au couché de soleil comme le pensent la majorité des gens mais « rosa » vient d’un patois local qui veut dire « glacier ». Le Mont Rose  c’est donc le « Mont Glacier ». Un nom logique vu son altitude de 4634 m à la pointe Dufour qui lui assure un système glacière important tout au long de l’année.

Mais Monte Rosa c’est aussi le nom d’un fabuleux domaine de ski Le Monterosa Ski avec 3 vallées reliées entre elles avec au cœur de chacune d’elle les stations telles qu’Alagna Valesia, Greyssonnet la Trinté et Champoluc parmi les plus connues. De quoi trouver tous types de terrains et d’expositions entre 1200 et 3275 m avec vu imprenable sur le Mont Rose et le Cervin et une pléiade de 4000 à l’horizon.

 

En cette bonne saison mais parfois mitigée, les perturbations semblaient vouloir éviter la Tarentaise pendant quelques temps par contre l’Italie prenait cher. Les webcams le confirmait et comme ce n’est pas le bout du monde, on charge le 4X4 de David avec une réactivité exemplaire, direction Champoluc !

Il suffit de passer le tunnel du Mont Blanc pour voir la différence. D’un côté des chutes de neige éparses et sporadique, de l’autre une tempête qui paralysait Aoste sous 50 cm de neige fraiche. Le calcul était vite fait et c’était le bon. On arrive un peu trop tard pour trouver l’office du tourisme ouvert. Du coup le plan B qui fonctionne quasiment à tous les coups, trouver le troquet du village pour s’imprégner du lieu, se siroter un bon demi et glaner les infos par le bouche à oreille.

A peine une heure plus tard on avait le nom d’un bon resto de pastas, pizzas et autre pancettas, un logement pas cher style refuge géré par des riders locaux à quelques encablures de la benne et en plus on était désaltérés, que demande le peuple !

 

Le lendemain phase repérage. Vidéo et photo au programme de la semaine.

Vu la taille du domaine c’est pas chose facile, d’autant plus que la météo est mitigée, pas moyen d’anticiper l’éclairage des faces ou de marcher et de voir les retours stations. Il neige encore dans la nuit et au matin une belle mer de nuages laisse le haut au soleil mais pas de visibilité sur le bas et les sorties de lignes. Pas très grave dans ces cas là il suffit de sauter des barres sur de petites lignes. La neige est légère, en abondance et permet donc de se lâcher.

David Pierre et Victor en profitent à fond. Ça coule un peu, et c’est beau.

En plus de ça, il faut dire qu’on était bien tranquilles sur le domaine de Champoluc. Hors vacances scolaires les pistes étaient quasiment fréquentées que par des sexagénaires ou presque. On a côtoyé très peu de riders et comme les Italiens n’ont pas la réputation d’être férus de Freeride, il n’y avait pas de raison de se battre pour faire la première trace ! Un luxe qu’on a parfois tendance à oublier dans les grands domaines alpins Français où les « gros » hors pistes sont dépouillés de plus en plus vite au fil des saisons et dans des conditions pas toujours optimales. Là il semblerait que la course à la ligne n’est pas le sport favori. Mais bon il est vrai que notre séjour fut très court, trop court pour avoir une idée précise et exploiter réellement le domaine. En marchant un peu et en repérant bien les retours stations il y a un gros potentiel de freeride. Et comme nous sommes en Italie, il ne faut pas oublier l’heliski qui ouvre encore un peu plus le panel de lignes.

 

Bref, on en a pris plein les yeux sur 360° tous les jours avec le majestueux Matterhorn qui impose son caractère unique et magique au domaine. Une bonne couverture neigeuse, une météo pas si mauvaise et c’est l’arrivée d’une nouvelle perturbation qui touchait la France qui nous a fait plier bagages sinon on y serait encore !

 

 

 


 




















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             Stéphane Godin Photographe                      

 

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